Editorial

Le terrorisme

La majorité des réactions entendues après les attentats en France me font plus peur que le risque de mourir dans un massacre et puis, (comme souvent,) il y a une voix dans la foule qui parle autrement, c'est peut être ça l'espoir?

Je compatis avec tous mes amis français et parisiens par rapport aux massacres de vendredi. Je pense aussi à mes amis musulmans et à la jeunesse du monde entier. Je médite pour accompagner le passage de ces âmes et je souhaite que leur sacrifice serve à emmener l'humanité à la nécessité de l'union et de la paix. Le terrorisme trouve sa nourriture dans le manque d'équité entre les riches et les pauvres. Nous ne vivons pas dans l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, entre les nations, les religions et les races. Ces injustices créent tant de frustration et de souffrance qu'elles favorisent une réponse terrifiante. J'ai l'intime conviction qu'aussi longtemps que nous n'oeuvrerons pas à la réduction des inégalités, nous ne nous serons pas attaqués aux sources du problème. Or cette prise de conscience est affreusement absente des discours publics. On compare souvent le terrorisme à un cancer, or quand vous avez le cancer, il ne faut pas seulement le combattre, il est nécessaire aussi d'entendre l'état de division intérieure qui l'a nourri. À travers l'épreuve, jamais l'humanité n'a eu autant besoin que chacun de ses membres choisisse en lui-même d'abord des états de paix, d'union, et de joie.

Guy Corneau

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